La bohème, opéra de Giacomo Puccini

Quoi de plus évident que cette programmation  à l’heure où l’art et ses acteurs sont malmenés et jugés comme « non-essentiels » ?

 

Argument :

A Paris, au XIXe siècle. Une bande d’étudiants sans le sou compte sur les joies de la vie pour égayer un peu son quotidien misérable, car manger, se chauffer ou payer son loyer tient du luxe ! La tendresse de la petite cousette Mimi apporte lumière et chaleur au poète Rodolfo : tous deux vivent passionnément leur coup de foudre et font connaître leur amour à leurs amis durant la soirée de Noël. Le peintre Marcello, lui, est habitué aux coups d’éclat avec Musette, sa maîtresse volage : leur couple forme un contrepoint plein d’humeur à celui, plus mélodramatique, de Mimi et Rodolfo, qui finissent par rompre, bien malheureux de ne réussir à s’entendre. En fait, Mimi se sait condamnée par la phtisie qui la ronge peu à peu. Bien que séparée de Rodolfo, elle viendra expirer dans ses bras, sous les yeux des bohèmes, incapables de la soigner dans leur triste mansarde du Quartier Latin.

Visite de la ville « non essentielle »

 

Visite de la ville « non essentielle »…

 

Départ depuis la mairie de Luchon, lieu emblématique !

 

Une visite de la ville pour découvrir, sans détours, les recoins les plus cachés où se sont déroulés de grands événements.

 

Ce spectacle de rue est conseillé aux personnes qui ont le sens de l’humour !

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Lundi 2 août 2021 à 17h30

départ : mairie de Luchon

SPECTACLE : Récital non-essentiel

« Non essentiel »

 

Alors que la culture est mise à mal par la crise sanitaire, mais surtout par les décisions politiques, cet étonnant spectacle « Non essentiel » recevra également la création mondiale d’une mélodie composée par Isabelle Aboulker (en savoir plus).

 

Ce récital engagé sera le reflet de notre époque… et soulèvera plusieurs problématiques : La culture est-elle essentielle ? Être artiste est-ce un véritable métier ? Quelle est l’utilité et la place de l’art ? Mais d’ailleurs est-ce que la chanteuse sera présente ?

« Non essentiel » est un récital de mélodies françaises de différents compositeurs dont Camille Saint-Saëns, Gabriel Fauré, Ernest Chausson, Marguerite Canal, Francis Poulenc…

Avec Sylvia Cazeneuve (soprano dramatique)
François Riu-Barotte (piano, compositeur)
Isabelle Aboulker (compositeur)

 

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samedi 31 juillet 2021 à 20h30

place Richelieu, théâtre de Luchon

 

Isabelle Aboulker, compositrice

http://idata.over-blog.com/2/84/88/85/intervenants/isabelle-aboulker.jpgIsabelle Aboulker est née en 1938 dans la concordance d’influences d’un grand-père compositeur, Henry Février, et d’un père cinéaste et écrivain, Marcel Aboulker. Parallèlement à des études d’écriture et d’accompagnement au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, elle compose pour le cinéma, le théâtre, la télévision. Accompagnatrice, chef de chant, puis professeur auprès des jeunes chanteurs au CNSM, c’est autour de la voix et de l’opéra que se concentre à partir de 1981 son activité créatrice.

 

Attentive à la prosodie, exigeante dans le choix de ses textes, elle se veut héritière de la tradition française : Debussy, Ravel, Poulenc. L’excellent accueil suscité par la création de son premier ouvrage lyrique « Les Surprises de l’Enfer » (1981) lui fait apparaître l’évidence de son orientation.

 

Conjointement au développement de sa carrière de compositeur, distinguée par un prix de l’Académie des Beaux-Arts en 1999 et le Prix Musique de la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques en 2000, Isabelle Aboulker a publié plusieurs ouvrages pédagogiques destinés aux chanteurs durant la période où elle a assumé, de 1983 à 2003, la charge de professeur de formation musicale au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris.

Le 6 Mai 2011, la SACD a décerné à Isabelle Aboulker le prix Maurice-Yvain 2010.

 

Isabelle Aboulker est fidèle du festival des Rencontres Lyriques de Luchon, elle a collaboré de nombreuses fois et son oeuvre est présentée régulièrement (« 1918, l’homme qui titubait dans la guerre », et en création : « Les petites mélodies impertinentes »,  « la balade de Florentin Prunier » et une mélodie sur un texte d’Octave Mirbeau pour le festival 2021).

 

http://www.isabelle-aboulker.com

Pascale Battistelli, conférencière

 

Pascale Battistelli vit à Marseille. Après avoir été diplômée à la Sorbonne en musique, musicologie et histoire de l’art, elle pratique en amateur le chant choral et le chant soliste et donne des conférences sur la musique, notamment sur l’art vocal : opéra, mélodie, musique sacrée.

En parallèle, elle fait partie d’une association ouverte à tous les arts, La Maison de l’Écriture et de la Lecture de Marseille, au sein de laquelle elle rédige des nouvelles et récits et participe également à la mise en place de concours d’écriture, ainsi qu’à l’édition des recueils issus de ces concours.

 

Enfin, elle est présidente de l’association Consol’art à Marseille pour laquelle elle a organisé diverses activités dédiées à l’art lyrique.
 

 

 

Violeta Jarero, musicienne

 

Originaire de Guadalajara au Mexique, Violeta Jarero Castillo est une référence en matière de Son Jarocho, genre musical issu essentiellement de l’état de Veracruz.

 

Toulousaine d’adoption depuis 2011, elle y a longtemps animé un atelier de découverte, d’initiation et de pratique collective autour de la musique et de la danse du Mexique.

 

Ouverte sur le monde, elle ne cesse de développer les échanges artistiques en développant des projets avec de nombreux artistes aux origines et influences diverses. On peut citer notamment La Polvadera, Azahar, Kaptèn Séga, Comme une rivière qui retourne à la Montagne.

 

Elle présente l’atelier de chant traditionnel Mexicain pendant le festival « L’autre et l’ailleurs » des Rencontres Lyriques de Luchon.

 

 

Wilfried Abo, chef de choeur, ténor

Luchonnais, élève trompettiste de Patrick Sorgel, il est issu de la pratique du chant traditionnel, notamment dans le Chœur des Fils de Luchon dont il a assuré la direction. Il découvre le chant lyrique dans le cadre de l’ARCAL auprès d’Anne Claude Gérard comme soliste dans les Noces de Figaro et La Messe en Ut de Mozart.

 

Après de nombreux concerts dans le groupe vocal Les Be Bop (variété, chant du monde et Gospel), il suit des études de chant lyrique au conservatoire du Tarn auprès de Didier Oueillé. Ténor, il interprète notamment le rôle d’Apollon dans l’Orfeo de Monteverdi, Castor dans Castor et Pollux de Rameau, Mercure dans Orphée aux enfers d’Offenbach, différents rôles dans Armide de Gluck et l’Europe Galante de Campra.

 

En suivant, il mène des études de musiques traditionnelles au Conservatoire Henri Duparc de Tarbes auprès de Pascal Caumont tout en pratiquant divers instruments comme la cornemuse des landes de Gascogne, la flûte à 3 trous, le tambourin à cordes, le fifre, le clarin (hautbois de Bigorre) ou l’aboès (hautbois du Couserans). Membre du duo de musique et chants traditionnels Arredalh, il défend la culture Gasconne (collecte, arrangements et composition) par le chant et l’animation de bals principalement dans les régions Occitanie et Nouvelle-Aquitaine. Titulaire du Diplôme d’Etudes Musicales, il anime différents ateliers et stage de chant polyphonique.

 

Il est à l’origine, avec Sylvia Cazeneuve en 2009, des Nouvelles Rencontres Lyriques de Luchon dont il est le président.

Patrick Burgan, compositeur

Patrick Burgan Rencontres Lyriques de Luchon

Agrégé de musicologie, premiers prix de composition, d’orchestration et d’analyse du CNSM de Paris (classes d’Ivo Malec, Gérard Grisey et Betsy Jolas), plusieurs fois lauréat de l’Institut de France – dont le Prix Pierre Cardin en 1995 – Patrick Burgan fut pensionnaire de la Casa de Velasquez à Madrid de 1992 à 1994.

 

En 1996 il reçoit le Grand Prix de la Fondation Simone et Cino Del Duca et de l’Académie des Beaux-Arts, à propos duquel Henri Dutilleux lui écrit : «J’en suis tout ému et fier car vous savez toute l’estime que j’ai pour votre musique et avec quelle attention je m’efforce de suivre vos créations».

 

En 2008, c’est le Grand Prix Sacem de la musique symphonique qui viendra couronner l’ensemble de sa production.

 

L’œuvre de Patrick Burgan, qui compte quatre opéras ainsi que de nombreuses pièces instrumentales, symphoniques et vocales, se voit régulièrement jouée dans la plupart des pays du monde par des orchestres, ensembles et solistes prestigieux.

Elle a été unanimement saluée par la critique qui revient régulièrement sur son énergie solaire et dionysiaque et son impact immédiat sur l’auditoire.

Il faut retenir surtout le caractère indéniablement théâtral de cette musique qui participe autant d’une sensualité expressive que du lyrisme le plus exacerbé.

 

 

Il sera à l’honneur lors du récital d’ouverture du festival des Rencontres Lyriques de Luchon avec une création d’une de ses compositions : un cycle de mélodies sur le thème de la Lune créé par Sylvia Cazeneuve et Nobuyoshi Shima le 3 août 2019.

 

http://www.patrick-burgan.com

Lionel Ginoux, compositeur

 » Ecrire… en toute simplicité… écrire, faire jaillir ce qu’il y a en moi, non par les mots, mais par les sons.

Sans apriori de style, j’ai besoin de croiser les musiques, les sons, les matières pour donner du sens et parler de notre monde. « 

Lionel Ginoux étudie les arts visuels (cinéma, audiovisuel et technique du son) avant de se consacrer à l’écriture musicale en se formant aux côtés de Régis Campo, Barnabé Janin, David Owen, Roger Cawkwell, Georges Boeuf… Il écrit une musique lyrique, sensible, puissante avec une attache forte à l’énergie musicale et la dramaturgie. Son écriture est singulière. Elle s’inscrit dans la continuité des musiques contemporaines du XX° sans renier pour autant la vocalité ni l’harmonie classique. De part sa curiosité musicale, son écriture s’inspire des musiques populaires et du jazz. Il écrit principalement pour des formations « acoustiques » : orchestre symphonique, chœur, opéra, musique de chambre et soliste.

La musique de Lionel Ginoux est jouée en France (Opéra de Marseille, Opéra d’Avignon, Opéra de Limoges, Festival Les Musiques – GMEM, Festival Nouveaux Talents…) et aussi à l’étranger (Festival Gaudeamus – Hollande, International Saxophone Symposium – Etats Unis, University du Canada – Montréal, Instituts Français de Valencia – Espagne).

En 2012, Lionel Ginoux est lauréat de l’association Beaumarchais – SACD (aide à l’écriture lyrique) pour son opéra de chambre Médée Kali, créé en version de concert le 15 mai 2013 au Festival Les Musiques (Gmem).
En 2015, il est lauréat de la Fondation Marcelle et Robert de Lacour pour une nouvelle oeuvre, Diptyque pour clavecin et ensemble instrumental (en relation avec le concerto de Manuel de Falla), projet qui sera créé par l’Ensemble Stravinsky (direction Jean-Pierre Pinet) le 29 novembre 2016 à l’Arsenal de Metz.

Le 23 mars 2014, son concerto pour violon « Les Indociles » a été créé par Nemanja Radulovic et l’orchestre philharmonique de Marseille dirigé par Eun Sun Kim.
Sa première symphonie — Dualités, inspirée d’une chorégraphie de Sidi Larbi Cherkaoui, a été créée le 15 janvier 2016 à l’Opéra Grand Avignon par l’Orchestre Régional Avignon-Provence, dirigé par Samuel Jean. « Vanda » est son dernier opéra de chambre créé le 6 novembre 2016 à l’opéra de Reims.

Pour le festival 2017 des Rencontres Lyriques de Luchon il compose un cycle de trois mélodies « Les trois mélodies lourdes » à l’intention de Sylvia Cazeneuve et Caroline Oliveros à qui il dédie son oeuvre.

http://www.lionelginoux.com